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By Prosper Houssou

L’étude diagnostique de l’offre et de la demande d’évaluation au Benin, est focalisée sur le marché de l’évaluation avec ses forces et faiblesses, la capacité de l’offre en matière de services d’évaluation, la taille du marché de l’évaluation ainsi que les moyens pour parvenir à un équilibre entre l’offre et la demande d’évaluation, notamment dans un contexte de demande croissante des évaluations.

Les constats portent dans leur ensemble sur les points suivants :

Au niveau de l’offre, on remarque une offre quasi-exclusivement masculine, variée et de niveau académique et professionnel adéquat (minimum BAC+5 et 10 ans d’expérience pour les consultants principaux) et une faiblesse du dispositif de formation initiale et continue.

Au niveau de la demande, un total de 43 évaluations répertoriées (24 évaluations du Gouvernement et 19 chez les PTF) avec une tendance à la hausse au niveau de la demande et un besoin de dynamisation de l’institutionnalisation de l’évaluation (visibilité en légère baisse, élaboration de l’avant-projet de loi sur l’évaluation toujours à l’étape d’intention, implication peu suffisante des niveaux périphériques et du Parlement ralentie, léthargie du Conseil National de l’Évaluation). On note aussi par ailleurs une faible systématisation/capitalisation de la pratique de l’évaluation en général résultant en une indisponibilité des rapports et des informations sur les évaluations passées et à venir et un nombre important de défauts d’organisation imputés surtout aux services gouvernementaux.

Partant de ces constats, Il en résulte les conclusions ci-après suivant des aspects majeurs que sont :

Le genre. Les femmes sont presqu’absentes du marché de l’évaluation. Les efforts pour les impliquer dans des évaluations sont souvent peu productifs. Cette situation pourrait s’empirer dans un contexte de demande en hausse, ce qui les marginaliserait davantage.

La formation initiale et continue. Plus que par la formation initiale qui garde son importance, c’est grâce aux formations de courte durée que plusieurs développent leurs compétences. Elles préparent des techniciens sectoriels à devenir des évaluateurs confirmés.

L’ancrage institutionnel de l’évaluation. Le gouvernement a toujours tenu le lead mais son élan s’essouffle de manière remarquable, notamment pour l’extension aux niveaux décentralisés et des institutions. Les services en charge de l’évaluation changent trop souvent de tutelle ce qui ne facilite pas la cohérence de l’action et la collaboration dans la durée.

La faiblesse de la systématisation de l’organisation des évaluations. Tant du côté gouvernement que des PTF, la faiblesse de l’organisation a rendu impossible la reddition des points sur les évaluations exécutées et même celle à venir. La base de données  du BEPPAAG se profile comme une solution durable à ce défaut majeur.

Le rapport entre l’offre en services d’évaluation et la demande. Au moment de l’évaluation, l’offre satisfait la demande en évaluation. Dans la perspective ou l’évaluation reprendrait de la vigueur avec l’implication de nouveaux demandeurs, cette offre risquerait de se révéler inadéquate. Cette situation appelle au renforcement des capacités d’évaluation.

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